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Les filières agricoles bio: Les céréales

À partir du 05/10/2010

Biocoop Cahors

Parce qu’elles sont soumises régulièrement aux conditions météorologiques, les récoltes céréalières varient d’une année à l’autre (un hiver prolongé, le manque de soleil ou encore de pluie). Non seulement, ces variations climatiques influent sur les rendements mais ont aussi des conséquences directes sur l’évolution des prix de ventes des céréales.

Pour la filière, ce phénomène provoqué par les aléas climatiques induit un enjeu majeur tant sur les volumes que sur les prix : un niveau de collecte faible et les prix d’achats élevés ou, au contraire, un niveau de collecte fort et des prix d’achats bas.

Cette conjoncture variable du marché peut alors générer des risques de pénuries et de déstructuration du marché.

Au regard de la situation du marché fluctuant, certains distributeurs choisissent alors d’importer la matière première, à moindre coût. Ces achats servent de base pour  la baisse des prix d’achat pour les producteurs régionaux, sans baisse de prix de vente pour les consommateurs !

Pour pallier ces risques de pénuries et structurer le marché de manière durable, il est nécessaire de :

  • Anticiper, contractualiser et planifier à long terme
  • Rechercher l’autonomie dans l’investissement d’outils de stockage et de triage

Biocoop qui œuvre à  la construction de filières aux côtés des groupements de producteurs au travers de sa démarche « Ensemble pour plus de sens »,  soutient les céréaliers, les aide à durer sur un marché fluctuant.

L’enjeu principal de la filière céréales bio réside dans le maintien des prix pour une juste rémunération des producteurs et un juste prix pour les consommateurs mais également dans la bonne réflexion à l’accompagnement des conversions pour assurer l’avenir et pour éviter des dérives.

Jean Marie Pautard, Président de la COCEBI (coopérative de céréaliers biologistes en Bourgogne) et Laurent Proux, producteur pour la CORAB (coopérative de céréaliers biologistes en Poitou Charente) font un point sur la situation de la filière céréales bio.

Anticiper, contractualiser et planifier à long terme

Parce que les productions céréalières sont annuelles, les producteurs, au travers de leurs groupements, peuvent anticiper leurs volumes et s’organiser entre eux ce qui permet de travailler de manière durable.

Structurer une filière de manière durable sous - entend que chacun des acteurs de la filière travaillent entre eux : ils partagent une même volonté qui se traduit par des échanges qui illustrent cette volonté de durabilité.

C’est dans ce sens que les groupements de producteurs comme la COCEBI, la CORAB ou encore BIOCER * collaborent avec les transformateurs ainsi qu’avec Biocoop pour  des relations pérennes.

« Biocoop contractualise ses volumes pour l’année à venir et donne des estimations et des tendances pour les 2 années suivantes. Grâce à cet engagement illustré par la démarche « Ensemble pour plus de sens » (http://www.biocoop.fr/telechargement.php?id_page=0-9-82&force=1&file=DP_EPPS.pdf) à laquelle nous adhérons, nous pouvons anticiper, en termes de quantité, nos besoins de production et nos semences. » explique Jean - Marie Pautard.

Ainsi, les volumes de production sont répartis en amont et de manière équitable entre les producteurs,  en fonction de leurs capacités mais aussi en fonction des débouchés. Pour une véritable équité entre les producteurs, les marges sont lissées afin de ne pas défavoriser certains et que chacun soit correctement rémunéré.

« Lorsque la production subit de mauvaises années climatiques, avec Biocoop, nous tentons de répartir les charges entre les différents acteurs de la filière : producteurs, transformateurs et distributeurs. Les producteurs ne sont alors pas les seuls à supporter les variables de coûts de production et de prix et tous les opérateurs de la filière sont justement rémunérés » commente Laurent Proux. Il ajoute : « Dans les filières conventionnelles, le prix d’achat de la matière première ne couvre pas toujours les coûts de production. Par ailleurs, on constate souvent que le prix de consommation ne varie pas alors que les prix payés aux producteurs baissent. Cette situation est une véritable aberration !»

 

La contractualisation en volumes s’accompagne d’une fourchette de prix et permetainsi d’assurer une rémunération équitable pour tous les acteurs de la filière et un juste prix pour le consommateur.

 

« Parfois, certains producteurs ne savent pas quelle quantité produire d’une année à l’autre. ». Notre collaboration avec Biocoop inscrite dans la démarche « Ensemble pour plus de sens » (http://www.biocoop.fr/telechargement.php?id_page=0-9-82&force=1&file=DP_EPPS.pdf) permet une contractualisation et une planification concrète. En effet, les débouchés sont garantis. reprend Jean - Marie Pautard

La filière céréale interagit également avec la filière viande pour la production de l’alimentation animale : il s’agit ainsi d’un débouché supplémentaire pour les céréaliers.

« La filière céréales bio produit environ 30% de l’alimentation animale, en particulier celle destinée aux monogastriques (porcs et volailles).» note Jean - Marie Pautard

« Au travers de la démarche « Ensemble pour plus de sens », (http://www.biocoop.fr/telechargement.php?id_page=0-9-82&force=1&file=DP_EPPS.pdf) nous avons l’opportunité de remonter nos contraintes de production et de les confronter à celles des distributeurs. Cet échange de connaissance est bénéfique pour construire une filière cohérente et qui a du sens pour chacun.» conclut Laurent Proux.

 

La recherche de l’autonomie dans l’investissement d’outils de stockage et de triage

A la différence des fruits & légumes, les céréales peuvent être stockées à long terme à condition que les producteurs disposent d’outils dédiés. Ce stockage peut, selon les cours du marché, permettre aux producteurs de gérer les volumes et les quantités produites.

« Le stockage est indéniablement un levier, certainement pas une solution » nuance Laurent Proux. « Il est évident que stocker la production pendant que les prix d’achat sont bas peut être une aide considérable pour les producteurs. En revanche, il est impératif d’être vigilant et de savoir gérer ses stocks: si la production n’est pas écoulée, le producteur manquera de place et n’aura pas optimisé ses capacités de stockage. De plus, la qualité d’un produit sera altérée si ce dernier a été mal stocké pendant trop longtemps ».

L’investissement dans des outils de stockage (un silo) est donc un enjeu essentiel qu’il convient de maîtriser et de mettre en place de manière cohérente.

Investir dans des outils de stockage et de triage permet à la filière de se professionnaliser, face au marché national en réduisant les coûts de production, tout en conservant un niveau de rémunération suffisant pour les producteurs.

« Ces investissements visent à améliorer la compétitivité des fermes et à développer la filière.» ajoute Jean Marie Pautard.

Les producteurs céréaliers bio ont des niveaux de rendements aléatoires : les prix d’achat risquent régulièrement de s’envoler et les grands distributeurs d’importer la matière première.

Actuellement, tous les producteurs ne peuvent pas investir seuls sans subvention ou sans emprunt.

« 2010 a été une année particulièrement difficile pour la production en termes de climat : les collectes sont plutôt faibles. Certains de nos producteurs ont dû repousser des investissements à 2011 prévus en 2010. » constate Laurent Proux.

Cependant, la filière céréale conventionnelle semble davantage souffrir des aléas climatiques, de ses conséquences sur les coûts de production et sur l’évolution du prix des matières premières. Les opérateurs issus de la production céréalière conventionnelle sont intéressés et se rapprochent de la filière bio en vue de se convertir.

En effet, la diversification de production qui est l’une des principales caractéristiques de l’agriculture biologique, permet de limiter les effets des conditions météorologiques sur les rendements.

Le modèle de construction de filière « Ensemble pour plus de sens » (http://www.biocoop.fr/telechargement.php?id_page=0-9-82&force=1&file=DP_EPPS.pdf) garantit transparence, solidarité et équité pour tous les acteurs, et permet alors à la filière d’être plus forte d’un point de vue économique.

Ce modèle singulier et équitablement rémunérateur peut ainsi séduire des acteurs issus de la production conventionnelle qui chercheraient à se convertir pour des raisons que l’on devinerait financières.

L’enjeu pour les membres déjà acteurs de la filière réside dans l’anticipation et dans la réflexion des débouchés pour éviter ces dérives.

« Chacun des acteurs de la filière céréales bio doit être vigilant et exigeant. Grâce à notre responsabilité et notre engagement collectifs, nous œuvrons pour une construction cohérente et pérenne de la filière. » conclut Laurent Proux.

 * à la fin du document, voir la carte des groupements de producteurs

 

Ainsi construite, la filière bio céréales « Ensemble pour plus de sens » permet :

  • De garantir une juste rémunération aux producteurs et aux transformateurs
  • De juguler le manque de matière première en France
  • De maitriser la hausse des prix d’achats
  • Et donc d’assurer aux consommateurs des produits bio de qualité à un juste prix

 

 

FOCUS SUR TROIS GROUPEMENTS DE PRODUCTEURS CEREALIERS

La CORAB

 

  • Groupement de producteurs basé Bourgogne 
  • Date de création : 1986
  • Collabore avec Biocoop depuis 15 ans
  • Spécialisé dans la production biologique de céréales destinées à l’alimentation humaine et aux légumes secs.

Quelques chiffres

  • 160 adhérents et 70 apporteurs de céréales
  • 9000 tonnes de collecte de céréales et légumes secs

Projets en cours :

-          le site de collecte et stockage de Nitry (89) va passer de 3000 à 6000 tonnes de stockage. Ce site st déjà équipé de triage complet.

-          Participation au projet du Moulin d’Azeray (89) avec d’autres partenaires des régions Est,  qui sera un moulin dédié 100% aux farines biologiques. 

La COCEBI

  • Groupement de producteurs basé Bourgogne 
  • Date de création : 1986
  • Collabore avec Biocoop depuis 15 ans
  • Spécialisé dans la production biologique de céréales destinées à l’alimentation humaine et aux légumes secs.

Quelques chiffres

  • 160 adhérents et 70 apporteurs de céréales
  • 9000 tonnes de collecte de céréales et légumes secs

Projets en cours :

-          le site de collecte et stockage de Nitry (89) va passer de 3000 à 6000 tonnes de stockage. Ce site st déjà équipé de triage complet.

-          Participation au projet du Moulin d’Azeray (89) avec d’autres partenaires des régions Est,  qui sera un moulin dédié 100% aux farines biologiques. 

BIOCER

  • Groupement de producteurs basé en Haute Normandie qui collecte sur la Normandie, la Picardie et les Pays de Loire
  • Date de création : 1987
  • Collabore avec Biocoop depuis 15 ans
  • Spécialisé dans la production biologique de céréales destinées à l’alimentation humaine et aux légu

Quelques chiffres

  • 160 adhérents et 80 apporteurs de céréales
  • 10 000 tonnes de collecte de céréales
  • 2 sites de collecte et stockage des grains
  • Production de farine biologique sur meule de pierre.

La production céréalière, la construction de filières, les démarches comme « Ensemble pour plus de sens » ainsi que les Hommes qui y œuvrent, sont des sujets rédactionnels riches. 

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